Femmes dans la Tech... Il reste des pistes à explorer

Les femmes dans la Tech, un sujet serpent de mer… ou tarte à la crème selon l’angle, plus ou moins positif, d’où l’on se place. 


Car les querelles de chiffres n’y font rien : les pourcentages restent désespérément bas, y compris et peut-être surtout dans les plus prestigieuses écoles d’ingénieur. 

Non que les collèges, lycées, écoles du supérieur n’aient pas fait depuis quelques années des efforts pour faire évoluer leurs discours et leurs pratiques. Quel jeune fille ou adolescente n’a pas eu l’occasion de participer à un atelier de code, en passant à VivaTech sur le stand Google animé par l’association e-mma, où à l’occasion d’une journée Start Up for Kids ou Start Up for Teans dans son Lycee, ou encore lors d’un événement organisé par la prestigieuse école 42 dont Sophie Viger, sa Directrice générale, porte haut les couleurs de la Tech au féminin.


Certes, la sensibilisation aux potentialités ouvertes par le numérique est sans aucun doute une voie à poursuivre. Mais elle est loin d’être la seule…

D’autres grands acteurs du numérique s’engagent également : fer de lance du Groupe IONIS, Epitech et Epita ont pu faire bénéficier 30 de leurs nouvelles étudiantes, fraîchement accueillies après leur bac, de bourse privées couvrant presque la totalité des frais de 5 années de scolarité. Un joli coup de pousse pourtant encore isolé…


La Tech n’est pas (plus) un domaine réservé aux profils de matheux ou de geeks capables de passer leurs nuits sur un écran d’ordinateur. Les frontières évoluent… Et le digital par exemple est partout aujourd’hui et les formations supérieures quelles qu’elles soient ne peuvent plus passer à côté, qu’elles soient à dominante créative, commerciale, business, communication, ou ingénierie, ce dans tous les domaines d’activité. 

Si tous les cursus d’enseignement supérieur se sont donc créé ces dernières années leur vernis, plus ou moins épais, numérique et digital, la question de la Tech reste la maîtrise des enjeux transverses et hybrides de métiers à impact, sur des fonctions décisionnelles, qui requièrent une technicité et une compétence qui ne peuvent plus être uniquement l’apanage des écoles d’ingénieurs ou d’expertise informatique. 


Les plus grandes écoles de commerce ont bien compris le sujet et, après avoir noué des partenariats en double cursus avec leurs cousines écoles d’ingénieurs,

créent aujourd’hui leurs propres parcours spécialisés intégrant non pas une simple dimension, mais une réelle maîtrise de la Tech, appliquée à un domaine d’activité. Ainsi par exemple du tout nouveau Master of Science in Financial Technology & Risk Control d'Audencia Business School, tout récemment accrédité par le Ministère de l’éducation chinois et qui accueille en septembre 2020 une première promotion de pas moins de 80 étudiants sur son campus SABS (Shenzhen Audencia Business School).


Les propositions de valeur donc évoluent, mais le sujet reste davantage au niveau des freins psychologiques qui provoquent une auto-censure en particulier au moment des choix d’orientation vers une formation initiale.

Trop dur, trop cher, trop de temps, inaccessible… sont autant de préjugés contre lesquels il reste encore beaucoup à faire. 

Et cela se joue à deux niveaux.

Au niveau de l’orientation, ce dès le lycée ; et au niveau de la démocratisation de l’accès à un enseignement supérieur expert. Une accessibilité qui reste une problématique aujourd’hui pour bien des familles, accentuée par les difficultés ou les craintes sur l’avenir réveillées par la situation post-pandémie. 

Sur le premier volet « orientation », il est temps de passer de la théorie à la pratique ; en finir avec le catalogue à la Prévert de formations les plus ressemblantes les unes aux autres, et écouter les potentialités et les personnalités de jeunes filles d’aujourd’hui bien souvent attirées par des parcours et des méthodes pédagogiques moins classiques, laissant davantage de place à l’individualité et la créativité ; et sur ce plan, la Région a un grand rôle à jouer à travers la maîtrise des spécificités des établissements aussi bien publics que privés de son territoire, mais aussi la connaissance du tissu local des entreprises et de leurs besoins, afin de mettre davantage encore les 2 univers en relation dès le plus jeune âge.


Sur le volet de la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, la voie des bourses privées et des aides à l’éducation financière reste un volet encore peu exploré. Le mécénat, assez courant dans les écoles d’Art ou de Mode, ne s’est pas encore suffisamment diffusé dans des écoles davantage d’expertise, pour contribuer à financer talents et motivation chez une population, notamment les jeunes filles issues de l’immigration, où les barrières psychologiques empêchent parfois même d’explorer tout simplement le champs des possibles, que ce soit en termes de durée d’études ou de solutions de financement envisageables. 


Si vous aussi vous partagez notre volonté d’avancer dans la reconnaissance de la place des femmes dans la Tech, NextGen s’engage concrètement sur ces deux volets…


Rejoignez le mouvement ! up@nextgen.paris

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#digitallaidies